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Déclaration de l’ombudsman

Sue O'SullivanJ’ai toujours eu à cœur d’apporter des changements positifs dans la vie des autres. C’est maintenant le temps pour moi de vivre un grand changement. Le 15 novembre prochain marquera la fin de mon mandat à titre d’ombudsman. J’espère que vous vous joindrez à moi pour souhaiter la bienvenue à la personne qui me succédera ainsi que pour l’aider à poursuivre ce travail important au nom des victimes et des survivants d’actes criminels au Canada.

Je suis très fière du travail du Bureau et de tout ce que nous avons accompli au cours des sept dernières années. Au début de mon mandat d’ombudsman, j’ai publié un rapport intitulé Réorienter la conversation. Ce rapport invitait les principaux acteurs du milieu à recentrer la conversation sur les victimes et les survivants ainsi qu’à reconnaître que ce n’est qu’en intégrant les victimes et en s’efforçant de répondre à leurs besoins que nous pouvons édifier un système de justice pénale sain. Je suis fort contente d’avoir pu constater qu’un véritable changement dans la conversation s’est opéré. En effet, partout dans le monde, les gouvernements se penchent sur des moyens de soutenir les victimes et les survivants, et le mouvement prend de l’ampleur. Les lois, les politiques et les conversations changent. Le Canada a adopté la Charte canadienne des droits des victimes, la toute première loi du pays à porter spécifiquement sur les victimes. Au fil des ans, grâce aux victimes et aux survivants ayant accepté de raconter leur histoire, le gouvernement fédéral a révisé ses politiques et ses pratiques. Cela a permis aux victimes d’obtenir plus facilement de l’information sur les délinquants leur ayant causé du tort et de bénéficier d’un soutien financier en vue d’assister aux audiences de libération conditionnelle. Cela a aussi fait en sorte que la procédure tienne davantage compte du bien-être des victimes et que les subventions soient plus accessibles.

J’ai eu le privilège d’entendre les propos de milliers de Canadiens sur les difficultés auxquelles se heurtent les victimes et les survivants ainsi que sur les obstacles du système de justice pénale qui leur donnent souvent l’impression d’être à nouveau dans une position de victime. Il ne m’a jamais appartenu de raconter leurs histoires, mais j’ai amplifié leur voix chaque fois que j’en ai eu l’occasion. J’ai témoigné devant des dizaines de comités parlementaires, préparé plusieurs mémoires et formulé de nombreuses recommandations officielles à l’intention de ministres et de dirigeants d’organisme, produit des rapports, parlé aux médias, prononcé des allocutions lors de centaines de conférences et d’événements, publié des vidéos, encouragé le changement auprès de mes collègues du gouvernement fédéral et plus encore. J’ai été inspirée par la force, le courage et la détermination des personnes qui travaillent au nom des victimes, et j’ai utilisé cette inspiration pour tenter de faire adopter des changements réels et durables. Je n’aurais cependant rien pu faire de tout cela sans les victimes et les survivants qui ont été nombreux à avoir la force et le courage de relater leur parcours et leurs expériences.

Malgré les progrès réalisés, il reste encore à faire. Nous devons poursuivre nos efforts pour que les victimes soient informées, prises en compte et protégées, et qu’elles aient la possibilité de participer concrètement au système de justice pénale. Nous devons travailler à l’établissement d’un système dans lequel les victimes font partie intégrante du processus. Nous devons veiller à ce que les victimes puissent faire des choix et à ce que leur bien-être soit assuré à chaque étape. À cette fin, j’espère que le gouvernement étudiera et appliquera les recommandations que nous avons formulées en vue d’améliorer la Charte canadienne des droits des victimes, de corriger les lacunes touchant les victimes dans les affaires d’expulsion et de mettre en place des mesures proactives pour appuyer les victimes dans les cas de victimisation de masse.

Les progrès du Bureau n’auraient pas été possibles sans une équipe d’employés talentueux, passionnés et dévoués qui travaillent fort chaque jour au nom des victimes et des survivants. Je tiens à les remercier pour tout ce qu’ils ont accompli et leur souhaite du succès dans leurs activités futures.

Enfin, j’aimerais remercier chaleureusement toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé ou qui ont communiqué avec moi pendant mon mandat d’ombudsman, particulièrement les victimes, les survivants et leur famille qui se sont manifestés pour faire changer les choses. C’est en travaillant ensemble, en établissant des liens et en étant solidaires que l’on peut susciter des changements. Que vous fassiez partie des pionniers du mouvement des victimes ou que vous militiez en faveur d’un système plus équitable aujourd’hui, je vous félicite et je vous remercie de votre engagement quotidien.


Sue O’Sullivan
Ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels