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Défendre les droits des victimes et éradiquer le racisme systémique

Quand : Le 9 juin 2021, 13 h à 15 h HNE

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Le Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels (BOFVAC) estime que le renforcement des droits des victimes est un moyen efficace de décoloniser le système judiciaire et de créer des processus juridiques justes et adaptés. Le racisme n’est pas une relique du passé, c’est une réalité omniprésente dans la société canadienne. Il est intégré dans les politiques publiques et ancré dans nos systèmes et institutions, comme le système de justice pénale qui reproduit l’inégalité raciale. Les incidents racistes sont des manifestations du racisme structurel et systémique, et non les actions de quelques « pommes pourries »; le résultat de traditions coloniales, génocidaires et patriarcales. Cela a conduit à la surreprésentation des personnes racisées dans notre système de justice pénale, à la fois comme victimes et comme délinquantes.

Malgré les preuves évidentes de préjugés raciaux dans le système de justice pénale, très peu de mesures ont été prises pour y remédier. Par exemple, la surveillance policière excessive des communautés racisées et à faible revenu renforce les préjugés qui mènent à la discrimination anti-noire au sein de la police, et les disparités dans les tactiques policières, telles que le profilage racial et le fichage. En outre, le rapport final de 2019 de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a révélé que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones sont excessivement surveillées et insuffisamment protégées en tant que groupe. Dans le cadre de ses travaux, le BOFVAC a également constaté un manque de données ventilées concernant les victimes racisées de crimes, y compris sur les interactions de la police avec les populations surreprésentées et ciblées.

Les victimes de la criminalité méritent d’être traitées équitablement, et leurs droits statutaires doivent être respectés. En renforçant les droits des victimes, nous pouvons contribuer à déraciner le racisme systémique et à obtenir un véritable changement. Dans ce cadre, les institutions de justice pénale doivent être tenues d’élaborer des règles, des réglementations et des mesures de responsabilisation applicables, faute de quoi la culture actuelle perdurera.

Les intervenants du BOFVAC discuteront d’expériences concrètes d’oppression et remettront en question les privilèges des Blancs afin de proposer des solutions et des actions visant à renforcer les droits des victimes, à accroître la responsabilité des institutions et à décoloniser le système de justice pénale. Parmi les autres sujets de discussion, citons la protection des victimes vulnérables, la redéfinition des services de police par le biais d’un retrait du financement et des tâches, les obstacles auxquels sont confrontées les personnes racisées, la sensibilisation aux droits légaux des citoyens et les mécanismes indépendants de plainte et de contrôle.

Biographies des hôtes et des présentateurs

Heidi Illingworth
Ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels

Heidi Illingworth possède une vaste expérience dans le domaine des services aux victimes. Avant sa nomination à titre d’ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels, elle a passé 20 ans en prestation de services de première ligne pour les victimes d’actes criminels et de violence interpersonnelle. Elle a été directrice générale du Centre canadien de ressources pour les victimes d’actes criminels pendant plus de 11 ans et a également élaboré et enseigné des cours de victimologie postdoctorale au Collège Algonquin pendant 6 ans. Elle a été une ardente défenseure des victimes d’actes criminels et a créé plusieurs ressources pour aider à soutenir les fournisseurs de services aux victimes, ainsi que les victimes d’actes criminels et leurs familles.

Heidi Illingworth - photo

 

Dre Nadia Ferrara
Directrice exécutive du Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels

Nadia Ferrara - photo

Dre Ferrara occupe actuellement le poste de directrice exécutive au Bureau de l’ombudsman fédérale des victimes d’actes criminels du Ministère de la Justice. Avant de joindre ce Ministère, elle a travaillé pendant 2 ans comme liaison ministérielle avec Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC). Elle a travaillé à Affaires autochtones et du Nord Canada pendant plus de 10 ans, où elle a élaboré des politiques et des cadres sociaux en collaboration avec des partenaires autochtones. Dre Ferrara demeure membre de la faculté de l’Université McGill où elle est professeure auxiliaire au Département d’anthropologie. Dre Ferrara y supervise également les étudiants de premier et deuxième cycle durant ses temps libres.

Avant d’intégrer l’administration fédérale en 2003, Nadia a travaillé pendant 16 ans comme art-thérapeute, spécialiste en psychothérapie transculturelle auprès des Autochtones du Québec et de l’Ontario. Elle détient plusieurs diplômes dont une maîtrise en art-thérapie, une maîtrise en science psychiatrique transculturelle, et un doctorat en anthropologie médicale.

Nadia a publié plusieurs articles scientifiques et chapitres dans divers ouvrages en Amérique du Nord et en Europe. En outre, elle a publié deux livres au sujet de son travail auprès de la communauté crie du nord du Québec. Le premier livre est intitulé : « Emotional Expression among Cree Indians », et le second : « Healing through Art ». Plus récemment, elle a publié « Reconciling and Rehumanizing Indigenous-Settler Relations », qui est une réflexion sur son travail en tant qu’anthropologue et championne des peuples autochtones. Sa dernière publication s’intitule, « In Pursuit of Impact : Trauma and Resilience Informed Policy Development ».

 

 

Jade Tootoosis

Jade Tootoosis est une Nehiyaw Iskwew, membre de la Première Nation Crie Red Pheasant du territoire visé par le Traité no 6 et membre de la Rocky Boy Chippewa Cree Nation au Montana. Sœur du défunt Colten Boushie, Jade est devenue l’une des porte-parole des membres de sa famille dans leur quête internationale de justice pour leur parent. Le mot-clic #JusticeForColten a suscité un mouvement et un appel à l’action en faveur d’un changement dans le système de « justice » au Canada. Sa famille soutient qu’aucune autre famille autochtone ne devrait subir une perte ou endurer les injustices ou le racisme systémique qu’elle a connus. Jade a consacré ses actions et ses paroles à ce mouvement alors qu’elle continue à militer pour la justice en faveur des peuples autochtones du Canada.

Vous pourrez en apprendre davantage sur l’expérience vécue par sa famille ainsi que sur sa quête en visionnant le documentaire primé : “nîpawistamâsowin: We Will Stand Up”

Jade Tootoosis - photo

 

Myrna McCallum

Myrna McCallum - photo

Myrna McCallum est une avocate autochtone et l'animatrice du balado « The Trauma-Informed Lawyer ». Au moyen de discours, de séances de formation et de séances de coaching personnalisées, elle fait de l’éducation au sujet d’une pratique du droit qui tienne compte des traumatismes, mais aussi sur les traumatismes indirects, l'humilité culturelle et les traumatismes intergénérationnels autochtones. Avant de fonder l’organisme Miyo Pimatisiwin Legal Services, en 2019, Myrna avait été adjudicatrice dans le cadre du processus de règlement des réclamations lié à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens et procureure de la Couronne auprès du ministère du Procureur général de la Saskatchewan. Quand elle n’est pas occupée à discuter sur FaceTime avec ses trois petits-enfants, à faire de la sensibilisation ou à enregistrer des balados, Myrna agit comme conseillère, mène des activités de défense des droits ou réalise des enquêtes et des examens sur le lieu de travail. En 2020, le ministère de la Justice du Canada lui a décerné son tout premier Prix d'excellence pour les juristes en soutien aux victimes.

 

Dre Annette Bailey

Dre Annette Bailey est professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières Daphne Cockwell de l’Université Ryerson. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences de la santé publique. Ses recherches portent principalement sur la prévention de la violence armée et les survivants. La plupart de ses travaux ont mis en lumière une injustice raciale profondément ancrée et inhérente à l’expérience des victimes/survivants noirs face aux pertes causées par la violence armée et à leur accès aux mesures de soutien. Dre Bailey a collaboré avec des chercheurs et des défenseurs des survivants dans plusieurs pays afin d’établir des recommandations en matière de politique publique pour les survivants de la violence armée. Elle a communiqué ces recommandations en matière de politiques aux députés de la Chambre des communes. Dre Bailey continue d’appuyer des programmes communautaires qui viennent en aide aux victimes et aux survivants de la violence armée. Elle est fréquemment sollicitée en vue de soutenir des initiatives de prévention de la violence à l’échelle municipale, nationale et internationale.

Annette Bailey - photo

 

Fo Niemi

Fo Niemi - photo

Fo Niemi est le directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR). Au fil des ans, il a occupé plusieurs postes à temps partiel, dont celui de Président du Comité d’examen des plaintes de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal et de commissaire à la Commission des droits de la personne du Québec. ll a aussi siégé à titre de membre bénévole d’un comité aviseur de liaison multiculturelle de l'Association canadienne des Chefs de police; du comité sur l’égalité dans l’emploi du Conseil du trésor du Québec; du conseil d’administration de la Fondation canadienne des relations raciales; du Conseil canadien des normes de radiodiffusion et du Groupe de travail du Gouvernement du Québec sur le profilage racial. Il a reçu, entre autres, le Prix de la justice du Québec et le Prix des droits de la personne de la Société Lord Redding. Il a aussi participé à trois missions gouvernementales sur les questions des droits des minorités aux États-Unis et en Europe.

 

L'interprétation simultanée

L'interprétation simultanée est disponible pendant cet événement. Si vous souhaitez l'utiliser, vous trouverez ci-dessous des instructions pour activer le service d'interprétation dans la réunion Zoom.

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