Le 13 mai 2024 

Ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels

Moment de réflexion : Cérémonie d'ouverture virtuelle de la Semaine des victimes

Bonjour à tous! Good day everyone!

C'est un privilège pour moi de diriger ce moment de réflexion alors que nous entamons cette commémoration annuelle du courage des victimes et des survivants.

Je m'adresse à vous depuis le territoire non cédé du peuple algonquin Anishinaabeg.

Depuis que j'ai assumé le rôle d'ombudsman des victimes d'actes criminels, je continue d'être témoin de la résilience et de la détermination des survivants et des personnes qui ont consacré leur vie à aider les autres. Il est de mon devoir de les écouter, d'apprendre de leurs expériences et de créer l’environnement dans lequel les besoins des survivants sont entendus.

Je tiens à remercier le ministère de la Justice et l'équipe très dévouée du Centre de la politique concernant les victimes pour leur investissement dans la Semaine des victimes et survivants d'actes criminels. Partout au pays, les gens se réunissent pour avoir des conversations à cœur ouvert et partagent les meilleures pratiques en matière de soins axés sur les survivants et tenant compte de leurs traumatismes. Les gens se réunissent pour discuter des appels à la justice de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et des personnes 2ELGBTQI+, ils parlent de la sécurité et de l'inclusion des personnes trans ou non binaires, de l'impact des préjudices en ligne comme l'exploitation sexuelle ou la haine, du renforcement de la Charte canadienne des droits des victimes , et bien plus encore.

Comme beaucoup d'entre nous, je suis animé aujourd'hui de sentiments de gratitude, de colère, d'espoir et de perte. Au cours de la dernière année, notre équipe a écouté plus de 1 000 personnes demander de l'aide et offrir de l'aide, exprimant leur frustration quant à la façon dont elles ont été traitées dans le système de justice et partageant des idées novatrices.

De nombreuses personnes qui communiquent avec notre Bureau souhaitent que les choses s'améliorent pour les autres. Lorsque le système de justice pénale cause plus de tort aux victimes et aux survivants, que faisons-nous? Quels intérêts servons-nous? Nous avons entendu clairement que les victimes et les survivants veulent des droits exécutoires dans le système de justice pénale. Ils veulent qu'on reconnaisse qu'ils ont été blessés. Lorsque des fonctionnaires ont accès à des renseignements qui ont une incidence sur la sécurité ou le bien-être d'un survivant, ils veulent en être informés et ces renseignements ne devraient pas être retenus en raison de la vie privée de la personne qui leur a causé du tort ou qui continue de les mettre en danger.

En février, notre Bureau a annoncé au premier ministre, au ministre de la Justice, au ministre de la Sécurité publique, au ministre de la Défense et à la ministre des Femmes, de l'Égalité des genres et de la Jeunesse qu'il lançait une enquête systémique nationale sur la façon dont les survivantes d'agression sexuelle sont traitées dans le système de justice pénale. Si vous avez des idées pour améliorer la façon dont nous réagissons à la violence sexuelle, ou si vous travaillez ou menez des recherches dans ce domaine, nous aimerions en être informé. Nous entamerons une consultation publique cet été.

Nous nous réunissons aujourd'hui pour rendre hommage à ceux et celles dont la vie a été enlevée ou changée à jamais par le crime. En nous rassemblant, nous reconnaissons notre parcours collectif de traumatisme, de détresse, de rétablissement, d'ambivalence et de changement post-traumatique. Chaque enfant, mère, sœur, père, frère ou frangin, parent, partenaire ou ami dont la vie a été emportée par la violence nous laisse un profond sentiment de perte qui se répercute dans nos familles et nos communautés. Mais notre amour demeure.

Nous avons tous besoin d'aide parfois.

Si vous avez besoin de soutien, communiquez avec les services de votre communauté ou communiquez avec notre équipe si vous avez des questions sur les droits des victimes ou si vous souhaitez obtenir des renseignements sur le dépôt d'une plainte. Vous n'êtes pas seul. Nous sommes solidaires, et c'est ensemble que nous sommes forts.

J'espère que cette minute de silence sera le catalyseur nous amenant à renouveler notre engagement à agir. Pour certains, ce moment est une invitation à vous reposer et à savoir que vous êtes entouré d'un mouvement de personnes dévouées à l’obtention de la justice et de compassion.

Je vous invite maintenant à vous joindre à moi pour observer un moment de silence afin de réfléchir, d'offrir des pensées ou des prières, et de nous souvenir.

[Observez une minute de silence.]

Thank you! Merci! Miigwech!